lundi 8 octobre 2007

EMISSION LITTÉRAIRE EN DANGER : SCANDALE A RFI





La direction de RFI a décidé de suspendre dès la fin du mois d'octobre l'émission littéraire de Catherine Fruchon-Toussaint, Entre les lignes. Divisé en deux parties de vingt minutes chacune, ce rendez-vous hebdomadaire présentait l'actualité littéraire ainsi qu'un entretien avec un écrivain.


La raison officielle de cette non-reconduction ? Apparemment, pour RFI, cinq minutes suffisent pour parler d'un écrivain.
Ce qui veut dire que pour RFI, un écrivain, c'est chiant au bout de cinq minutes.


Non ?


Je passe sur la conception odieuse de l'art et de la littérature -et de la société toute entière- que cette décision encourage.

Car dire cela, -que les écrivains ne méritent pas plus de cinq minutes pour s'exprimer-, c'est un choix de société.


Et c'est odieux.

4 commentaires:

Thibault Malfoy a dit…

Hélas, après la télévision, il semble bien que la littérature déserte également la radio.
Reste Internet.

Marc Villemain a dit…

Je cosigne votre agacement colérique.
Mais la question demeure : que faire... ?

Thibault Malfoy a dit…

J'avais une idée : pourquoi ne pas utiliser Internet pour lancer une émission littéraire en streaming vidéo, ou alors un podcast littéraire, ou alors... des idées en l'air encore une fois. Pour rfi, je ne suis pas sûr que l'on puisse y faire grand chose, hélas !

Emma B. a dit…

Oui, parce qu'Internet, c'est bien, mais il faut quand même que les institutions, et le service public , s'empare de la littérarure, en parle, et lui laisse la place qu'elle mérite.

Nous, en tant que citoyens, nous ne pouvons faire grand chose, il me semble, si ce n'est cette chose si importante : montrer que nous n'acceptons pas cela. Par des pétitions. Par des lettres. Par l'expression de ce qu'on appelle : l'opinion publique. Elle est reine à la télévision , à la radio, dans les journaux ? Oui, mais elle peut se manifester pour d'autres raisons que celles de l'Audimat.